Il a croisé ma route début décembre 2021 alors que j’étais en voiture. Il traçait sa route près de chez moi. Un grand chat noir longiligne, je me suis demandé à qui il appartenait. Je ne l’avais jamais vu dans mon hameau auparavant. Je me suis arrêtée. J’ai baissé ma vitre et je l’ai interpelé. Il a tourné la tête vers moi puis a poursuivi son chemin. Deux ou trois nuits plus tard, je rêve d’un chat noir assis près d’une source où je vais souvent me promener avec ma chienne, un chat qui m’attend. Le lendemain après-midi, je pars en promenade avec ma chienne. Et j’aperçois le chat noir près de la source. En voyant ma chienne, il détale et grimpe à un arbre. Je me rends au pied de l’arbre, lui parle, le rassure. Il descend et accourt vers moi. Il n’a plus peur de ma chienne. Il nous suit jusqu’à la maison. Il me parle tout au long du chemin. Une fois chez moi, il est comme chez lui. Je le nourris puis le conduit illico presto chez mon véto. Il n’est pas identifié mais il est stérilisé. Je mets une annonce sur les réseaux sociaux, rend visite à tous mes voisins. Personne ne connaît ce chat noir. J’attends un mois avant de l’adopter. Il s’appelle Moune, comme le chat héros de l’un de mes livres d’enfant. C’est un chat chien qui me suit en promenade et qui est très protecteur. C’est aussi un bavard aux modulations étonnantes. Un chat très attentif, possessif, libre et qui gardera à tout jamais sa part de mystère sur ses origines.
Ce que je souhaite : une sensibilisation à la sentience animale, une prise en considération de la richesse de la relation humain/non humain et de l’importance de la présence d’un animal auprès de son humain. Je ne supporte pas le dénigrement de certaines personnes par rapport à l’attachement que ressentent certaines personnes à leur animal de compagnie.
