Date de rencontre : octobre 2019 dans une clinique vétérinaire
Max ou Maxou pour les intimes : nous nous sommes rencontrés grâce à ma chienne, chez le vétérinaire. Il avait été recueilli par la clinique avec son frère alors qu’il n’avait que trois semaines. Je l’y ai adopté quelques semaines après. Non sevré, la queue cassée, avec le typhus et le coryza, Max est un rescapé de la bêtise humaine. C’est un chat de tout petit gabarit. C’est un guerrier qui s’est battu sous l’œil protecteur du vétérinaire et des assistantes. Il est calme, doux, rêveur et peut passer des heures seul à regarder le ciel ou l’herbe pousser. Le personnel de la clinique l’a surnommé : le « Bouddha Chat ». Il est autant fusionnel avec moi qu’il est sauvage avec les autres humains de ma famille. Dans ses grands yeux verts, je vois l’amour, la perspicacité et deux fenêtres sur l’éternité. Max est une vieille âme que j’ai déjà rencontrée dans d’autres vies. Je veille sur lui et il veille sur moi.
Il ne faut avoir aucune intelligence émotionnelle et aucune sensibilité pour abandonner dans un jardin un animal un soir d’orage et de pluies diluviennes. Je souhaite que les politiques investissent plus la protection animale : plus de sanctions à l’encontre des auteurs de maltraitance animale, une sensibilisation au respect de l’animal dans les programmes d’enseignement, une meilleure couverture juridique pour l’animal… Qui maltraite un animal peut maltraiter un humain !
